Diaporama

 

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Virginie BALABAUD


Née en France, en 1966, Virginie BALABAUD vit à Paris et s’est formée à la photographie aux ateliers de la ville de Paris. Diplômée en psychologie et en recherche psychanalytique, ses travaux abordent les thèmes de la mémoire, de la mort, et la relation que l’humain entretient à ses objets.
L’intimité reste au coeur de ses recherches en photographie et en video.  Le grenier et ses secrets”, présenté en marge du festival, a été remarqué par le
magazine “ Artforum ” durant les rencontres de Arles 2004, le considérant comme un des plus intéressants du In, du Off et du Out. Ses oeuvres ont été de nombreuses fois présentées en France et à l’étranger (N.Y., Alabama, Sarajevo).


LE GRENIER ET SES SECRETS, 7mn 30, année 2000
Photographies : Virginie BALABAUD
Musique : Eugène LLEDO


Dans le grenier d’un hôpital psychiatrique sont entreposés des objets “ confisqués ” par l’administration aux patients dès leur hospitalisation. Selon d’anciennes pratiques en vigueur dans les “ asiles d’aliénés ” jusqu’en 1975 environ, tous les biens personnels étaient mis de côté.
Le grenier renferme un amoncellement de valises cousues à la main par les lingères de l’établissement. Les patients ont vécu loin de leurs objets intimes, traces de leur histoire personnelle. Personne à leur mort n’a souhaité récupérer ces valises.
D’autres valises contiennent les effets personnels et les objets familiers des patients décédés dans l’enceinte de l’établissement.
Ce travail est l’occasion d’une réflexion sur le système hospitalier psychiatrique, ses rapports complexes avec le monde extérieur, son existence en tant que microsociété et enfin sur son actuelle difficulté à communiquer sur son histoire.
Ces objets sont aussi des témoins du 20e siècle.
Leur découverte et leur mise en scène permettent d’aborder les thèmes du secret, de l’inventaire, de l’abandon, de la mémoire et de la mort.

 

 

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Thierry BOULGAKOFF


Thierry Boulgakoff (1958), professeur des écoles, a publié White dreams en 1996 chez Filigranes. Il a été trois fois lauréat du jury Ilford et a participé à plus d’une dizaine d’expositions.

 


APRÈS LE DRAME


Ça parle d’une certaine enfance… Non, en fait ça ne parle pas. Ça parle silencieusement –si l’on peut dire– de l’absence, de l’attente, des non-dits, du mutisme, de la solitude, bref d’une grande vacance à hauteur d’enfance. “ Un roi sans divertissement ” qui se divertit, malgré tout, et devra devenir, avec tout. Cela s’appelle la résilience. C’est une sorte de collection bien rangée dans la boîte à biscuits. Des polaroïds annotés sur la marge inférieure. Comme des post-it a posteriori, pour mieux “ se souvenir des belles choses ” qui sont parfois douloureuses encore. Les mots écrits ne peuvent pas ne pas être là, sous les photographies. Ils sont là pour aider les malentendants que nous sommes à comprendre la version originale d’une tragi-comédie muette. Ils sont là pour détromper l’innocence des images etcongédier leur nostalgie.
Le dispositif optique sert à faire rimer siphon avec typhon car on ne sait jamais avec la mémoire si elle fonctionne comme l’un ou comme l’autre. Centripète ou centrifuge…

 

 

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Claude DITYVON


Né à La Rochelle. Il commence la photographie en 1967.
Prix Niepce en 1970, co-fondateur de l’Agence VIVA en 1972, il a produit une vingtaine d’ouvrages, albums, catalogues, films bancs-titres. Il a exposé en France, en Europe, aux Etats-Unis, à la Réunion, à Djibouti, en Chine.
Ses sources d’inspiration ont été le jazz, la littérature, le cinéma muet et le noir et blanc des années cinquante.
Claude Dityvon nous a quittés le 3 juin 2008.
 

“ Tout en recherchant l’épure, j’essaye de transmettre et de donner de l’émerveillement, de la beauté, aussi infime soit-elle ! ” Claude Dityvon.


Nous lui avions rendu hommage lors de notre première édition avec les modestes moyens qui étaient les nôtres mais de tout notre coeur. Claude ne nous a pas quittés, il est là, quelque part bien au chaud dans les tendres méandres de notre mémoire, avec ses oeuvres et son exigence qui ne cesseront pas de nourrir les nôtres.
Plein de bisous à Christiane, sa compagne et notre amie.
Xavier Zimbardo


3 juin 2008 : décès d’un grand photographe


Nous connaissions tous Claude Dityvon et sa présence ombreuse, discrète, parfois mélancolique.
Pour certains, cela posait un problème, comme s’il y avait dans la vie une obligation à être gentil, poli, correct, mais surtout heureux !
Dityvon avait une faim avide de l’essentiel. Disons-le : il n’a pas fait de photos ni d’images, il a construit une oeuvre qui lui permettait de vivre en toute liberté. Et ceux capables de recevoir ça venaient à lui une fois dépouillés des oripeaux de la mondanité et du grand show généralisé.
Beaucoup parmi les grands ont fait des photos magnifiques, extraordinaires, qui sont entrées et resteront dans la mémoire collective. Dityvon – le fait est rare, même parmi les artistes, peintres, sculpteurs et toute autre forme d’expression – a été toute sa vie en mouvement, expérimentant à travers son corps, son souffle, ses pas, de nouvelles manières d’appréhender le réel. Sans cesse, il a inventé de nouvelles façons de faire entrer la meilleure part de l’humain dans la matière photographique : une ombre, une hésitation, un corps qui se dénude, une course joyeuse de l’enfant, une méditation. Il a été loin dans le voyage qui nous rend à nous-mêmes, digne de notre vie.
Qu’il en soit ici remercié : l’homme qui marche, ne s’arrêtera jamais, de venir à nous, vers nous.
 

Yolande Finkelsztajn
Membre du C.A. de l’U.P.C. (Union des Photographes Créateurs)
Texte publié dans Tungstène n°47

 

 

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RAPHO


Une sélection d’images de l’agence Rapho.
L’agence Rapho, connue pour la qualité, la diversité et la renommée de ses auteurs-photographes, figure parmi les agences les plus célèbres au monde. Créée en 1933 par Charles Rado, fermée pendant la guerre puis rouverte en 1947 par Raymond Grosset, elle est aussi l’une des plus anciennes agences de presse photographique. Elle a souvent joué un rôle de précurseur dans de nombreux domaines comme celui de la défense des droits des photographes. Elle représente certains des plus grands auteurs humanistes français qui ont marqué l’histoire de la photographie tels que Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss, Edouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier et Janine Niepce. Parallèlement, Rapho a su fédérer une équipe de photographes contemporains tous animés par la passion du voyage, de la variété des cultures et des visages du monde. Leurs travaux publiés dans le monde entier, sont présents dans tous les domaines (presse, publicité, expositions culturelles, édition, entreprises) et sont régulièrement récompensés par les prix les plus prestigieux.

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Jean-Claude Coutausse / Rapho - Haïti, portrait d'un chaos 3'

Patrick Aventurier / Gamma - Les Karen, peuple maudit de la Salween River 3' 20"

Raphaël Gaillarde / Gamma - Les Jaïns 3' 10"

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Gilles Leimdorfer / Rapho - Des Français 2' 45"

Jacques Grison / Rapho - La Forestière - Familles dans la cité 2' 50"

Jean-Louis Courtinat / Rapho - La raison du plus faible 3'

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Pierre-Yves Ginet / Rapho - Femmes en résistance 3' 30"

Hans Silvester / Rapho - Pitié pour la nature 3' 25"

Noël Quidu / Gamma - Les chemins de la colère 4'

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Direction du projet :

Chantal Soler / eyedea

Réalisation :

François Tisseyre / Atelier EcoutezVoir, Paris

 

            

 

 

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