LE FESTIVAL               

            

Le Grand Ensemble de Sarcelles a plus de 50 ans. Il voisine avec un village âgé de plusieurs millénaires. Seule commune de France jumelée avec une localité israélienne et une localité allemande, c’est une ville-symbole : le grand ensemble fut bâti pour tenter de remédier à la crise du logement d’après-guerre et accueillir les rapatriés d'Algérie. Il a longtemps personnifié l'anonymat et le malaise des banlieues, donnant naissance au mot « sarcellite » pour figurer l'ennui des grandes cités-dortoirs.
Dans les médias, quand on évoque Sarcelles, c’est presque toujours pour la dénigrer. Or, cette ville a rarement été observée pour ce qu’elle est vraiment. Dépeinte comme hideuse et affligeante par son architecture soi-disant uniforme et ses longues barres de HLM, elle est au contraire variée dans son habitat et connaît des ambiances chaleureuses, d’une diversité étonnante en raison de la multiplicité des traditions qui s'y côtoient . Elle est multi-communautaire et un exemple de tolérance à méditer : plus de 80 nationalités sont représentées, par le biais des centaines d’associations qui composent la trame d’un tissu social exceptionnel.

QU’ENTENDONS-NOUS PAR PHOTOGRAPHIE SOCIALE ?
Par photographie sociale, il faut entendre tout ce qui porte témoignage de notre quotidien. Souvent on considère que l’Histoire s’écrit lors d’événements spectaculaires ou par les actions des « Grands Hommes » dont on ne retient que les hauts faits. Alors que l’Histoire est avant tout la somme de toutes les petites histoires de millions d'individus, au quotidien, loin des projecteurs de l’actualité. C’est cette réalité-là que nous souhaitons montrer au travers des images retenues, qui seront au cœur de la vie et des êtres prétendus « ordinaires ». Les thèmes abordés évoqueront les grands thèmes de l’existence :
 

 

 

Toutes les photos sont protégées par © copyright, toute utilisation sans l'accord des auteurs est interdite

© PHOTSOC 2006-2008