François Pupponi

 

 

Dans le monde de l’art, la photographie occupe une place bien particulière : celle de l’instant volé, de la beauté prise sur le fait et le partage du sensible. Elle peut être l’embellissement de la réalité tout comme la réalité elle même.


Dans cet ouvrage qui présente le Festival PHOTSOC, tel est le centre du propos : la réalité via la photographie sociale. Celle qui nous montre la réalité, nous la rappelle… nous en parle. Une réalité humaine à l’état brut, souvent dure, parfois  brutale, toujours éprouvante.


Ici, au risque de surprendre, la beauté de l’image puise sa force dans la vérité faite de souffrance, de pauvreté, de douleurs quotidiennes et tenaces. A contrario, on y découvre également l’espoir et la joie. Ce projet qui dépasse tout paradoxe a pour but de nous ouvrir de nouveau les yeux sur l’être humain, sa véracité et ses contradictions.


La plupart des artistes ont saisi l’exactitude d’un sentiment pur et vrai, d’un état d’âme, parfois même d’un cri ou d’une révolte silencieuse. Sans dramaturgie, les photos exposées sont une mise en scène amplifiée de nos vies. Pour preuve cette première photo en couverture qui nous évoque la dureté des matins de labeur que nous connaissons tous, à Sarcelles comme ailleurs.


L’année qui vient de s’écouler aura vu nombre de manifestations réunies autour du 50ème anniversaire du grand ensemble de Sarcelles, ville symbole de la banlieue et par conséquent de la réalité sociale. C’est pourquoi elle se devait d’être la ville à l’initiative du premier festival de la photo sociale et c’est avec grand plaisir qu’elle l’accueille en son sein.


Cette exposition internationale, organisée en partenariat avec le Club des belles images, dévoile des compositions de grands photographes qui mettent en valeur la spécificité de quartiers similaires à notre ville et ses habitants dans leur « réalité humaine et culturelle »…
A chacun de les reconnaître à travers l’art.

 
François PUPPONI
Jacques SALOME